J’ai choisi la douceur !

« Il fait un caprice ! Tu ne dis rien ? Ah les parents de maintenant laissent tout passer… Bah réagis ! On ne va pas le laisser nous répondre ! Quand il sera ado tu vas voir ! Faut le cadrer maintenant ! »

Oui je ne dis rien, parce que c’est compliqué pour moi de te répondre, de te raconter ce que j’ai appris et tout ce que je crois sur l’éducation des enfants.
Que ce mélange subtil d’autorité et d’écoute, d’accompagnement et d’apprentissage du respect prend du temps…

C’est sûr que si je lui mettais une bonne fessée, il stopperait immédiatement. Si je m’énervais et que je le punissais, il cesserait ce comportement qui te dérange.
Ce comportement me dérange aussi, mais j’ai choisi une autre voie, plus délicate, plus difficile. Ce n’est pas un renoncement, et ce n’est pas de la faiblesse.

J’ai choisi d’être dans une position de guide, en montrant la direction et en accompagnant, plutôt qu’en poussant ou en tirant avec force pour le faire avancer. J’ai choisi d’être à l’écoute du besoin caché derrière ce que tu appelles « caprice » : je décode, je tente…

Ça prend du temps et ça me demande de l’énergie, de l’aide parfois. S’il m’arrive de faiblir et que je craque, en m’énervant ou en renonçant, ce n’est pas parce que mon choix est une erreur. C’est parce que j’apprends encore mes propres limites, mon propre respect. J’apprends à être à mon écoute et à décoder mes besoins. Je ne suis pas laxiste, et je ne suis pas faible. J’ai simplement choisi de prendre un autre chemin, un autre positionnement. C’est difficile oui, mais c’est un vrai choix.

Tu as le droit de ne pas être d’accord, tu as le droit de penser que je me trompe, mais ce n’est pas ce que tu appelles un caprice de ma part. Tu as donc un choix à faire aussi : faire preuve du respect dont tu parles tant en respectant mon choix. On peut alors discuter et je te dirai comment me soutenir. Ou me laisser faire à ma manière, avec mes craquages, sans porter de jugement.

Je te remercie de m’avoir écouté.

« Parfois dans la vie, on a juste besoin d’un coup de pouce »

Ophélie Giraud – coach parentale et formatrice pour les professionnels de l’enfance.

L’urgence de la joie !

Le covid ou la covid (Je n’ai pas cherché à comprendre) nous ramène à notre état d’humain : oui, nous sommes mortels.

Oui, on s’acharne trop souvent avec notre médecine occidentale à lutter contre la vieillesse, contre des maladies que nous créons à grands coups d’expériences chimiques pour créer des pesticides et des traitements…

Vous me direz : facile à dire car tu n’as perdu personne du covid. Oui, et je ne connais personne qui a perdu quelqu’un du covid. Je ne dis pas pour autant que cela n’existe pas : je lis les témoignages des médecins, j’écoute des amis aide soignants, kiné respiratoire… qui eux, voient les morts et font des choix dramatiques entre les malades.

Oui et pour autant, ce covid nous rappelle notre humanité : mortelle. Et sociable.
Parce que les services psy sont saturés, les humains épuisés, esseulés, se meurent d’isolement. Nos anciens meurent seuls. Nos malades meurent seuls. Les survivants sont seuls avec leur deuil… et nos enfants s’adaptent seuls.

Nous avons beau essayer d’expliquer, de justifier, ce covid et les mesures associées ont des conséquences sur nos enfants, comme sur nous. Les études viennent l’étayer, mais nul besoin de sondage pour observer que les enfants ne fêtent plus leur anniversaire, ne s’invitent plus, se touchent moins, ne rient plus autant.

Dans ce marasme, nous parents devons rester forts. Ils en ont besoin. Et nous en avons besoin.

J’entends et je lis beaucoup ces temps-ci des témoignages de la colère qui grondent… et même si elle est légitime, – rappelons que la colère indique un besoin de changement ! – elle provoque aussi la sécrétion de cortisol… qui inhibe notre cerveau.

Alors en tant que coach parentale, mais aussi en tant que maman, j’écris ici pour me rappeler et vous inciter de ne pas oublier la joie ! Se lever chaque matin en se câlinant, organiser des moments de partage, pensé à la légèreté. Pas besoin de gros moyens ou de mises en œuvre exceptionnelles… Danser dans le salon, jouer à cache-cache derrière les rideaux, boire une tisane le soir, choisir et regarder un film en famille…

Que ce marasme ambiant ne vous submerge pas, ni vous, ni vos enfants.
Prenez soin de vous, faites-vous du bien ♡

Ophélie Giraud
Coach parentale et surtout maman

Crédit photo @elventhorncreations
Citation Adrien Verschaere